Aucun cas de violence physique à l’encontre de journalistes ou de collaborateurs des médias n’a été enregistré en Arménie au troisième trimestre de cette année. C’est ce qui ressort du dernier rapport du Comité de défense de la liberté d’expression. « De tels trimestres sont très rares. Par ailleurs, nous constatons une diminution de ce type de violations depuis le début de l’année », a déclaré aujourd’hui le président de l’organisation, Achot Mélikian, lors de la présentation du rapport sur la situation de la liberté d’expression en Arménie au troisième trimestre 2026. Au cours des premier et deuxième trimestres de cette année, un cas de violence physique contre des journalistes avait été recensé à chaque trimestre. Parallèlement, selon Achot Mélikian, les autres formes de pressions exercées sur les journalistes ont également diminué. Alors que 22 cas avaient été enregistrés au premier trimestre et 31 au deuxième, leur nombre est tombé à 20 au troisième trimestre. Des violations du droit de recevoir et de diffuser des informations ont également été constatées : 18 cas au total au cours des six premiers mois de l’année, contre 12 au troisième trimestre. Les poursuites judiciaires restent préoccupantes Malgré l’absence de violences physiques contre les journalistes au troisième trimestre et la diminution des pressions, Achot Mélikian estime que les actions en justice intentées contre les journalistes et les médias demeurent un sujet de préoccupation majeur. Au cours des trois derniers mois, le nombre de plaintes déposées contre des journalistes et des organes de presse a même été supérieur à celui enregistré au cours des deux premiers trimestres. Au total, 44 actions en justice ont déjà été engagées depuis le début de l’année. À titre de comparaison, 45 procédures avaient été recensées au cours des neuf premiers mois de l’année précédente. « Ce qui est préoccupant, c’est que leur nombre pourrait atteindre cette année le niveau presque record enregistré l’an dernier », souligne le président du Comité de défense de la liberté d’expression. « Des problèmes qui doivent être résolus » Parmi les difficultés persistantes, Achot Mélikian a également pointé aujourd’hui une décision adoptée à la veille de l’ouverture des travaux de la nouvelle Assemblée nationale, issue de la neuvième législature, portant sur « l’approbation des règles de sécurité applicables dans le bâtiment et l’enceinte de l’Assemblée nationale ». Ce texte prévoit pratiquement les mêmes restrictions que celles instaurées en 2021. À l’époque, le début des travaux de la huitième législature avait été marqué par l’imposition de restrictions à la liberté de circulation des représentants des médias au sein du Parlement. Les journalistes s’étaient notamment vu interdire l’accès aux halls où ils pouvaient auparavant interviewer les députés, ainsi qu’aux bureaux des parlementaires. Plus d’une dizaine d’organisations arméniennes de journalistes et de défense des droits humains avaient alors condamné ces restrictions, appelant à leur suppression. Mais la réglementation était restée inchangée. « Aujourd’hui encore, les restrictions prévues sont pratiquement les mêmes. Il existe néanmoins une différence : selon les témoignages sincères des journalistes accrédités auprès de l’Assemblée nationale, les interdictions prévues par cette décision ne sont pas appliquées dans les faits. Beaucoup de journalistes affirment travailler aujourd’hui comme ils le faisaient auparavant », explique Achot Mélikian. Il souligne toutefois que, puisque ces restrictions demeurent juridiquement en vigueur, le risque de les voir effectivement appliquées reste bien réel. Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200
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Aucune violence physique contre les journalistes au troisième trimestre 2026, mais les poursuites judiciaires restent préoccupantes
Aucun cas de violence physique à l’encontre de journalistes ou de collaborateurs des médias n’a été enregistré en Arménie au troisième trimestre de cette année. C’est ce qui ressort du dernier rapport du Comité de défense de la liberté d’expression. « De tels trimestres sont très rares. Par ailleurs, nous constatons une diminution de ce […] L’article Aucune violence physique contre les journalistes au troisième trimestre 2026, mais les poursuites judiciaires restent préoccupantes est apparu en premier sur Nouvelles d'Arménie en Ligne – Toute l’actualité sur le monde arménien .

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