Le parquet général d’Azerbaïdjan a annoncé, vendredi 16 octobre, avoir engagé des poursuites contre Celal Çiftçi, journaliste et chroniqueur du quotidien turc Şanlıurfa Olay , désormais visé par un avis de recherche international. Les autorités azerbaïdjanaises lui reprochent des publications sur les réseaux sociaux qui auraient appelé à une prise du pouvoir par la force, à une modification violente de l’ordre constitutionnel et à l’incitation à la haine religieuse. Cette affaire intervient sur fond de tensions autour des restrictions imposées au port du voile islamique dans les établissements scolaires d’Azerbaïdjan. Selon le parquet, la décision gouvernementale du 21 septembre a été suivie d’une multiplication de contenus à caractère religieux radical sur les réseaux sociaux. Certains de ces messages, notamment produits à l’aide de l’intelligence artificielle, auraient encouragé le renversement violent des autorités et attisé les tensions religieuses. Les enquêteurs affirment que Celal Çiftçi a participé à la diffusion de publications de cette nature. Le parquet a également indiqué avoir sollicité l’entraide judiciaire des autorités turques afin de poursuivre ses investigations. Quelques heures après l’annonce des poursuites, le journaliste a publié un message sur le réseau social X, présentant ses excuses à l’État et au peuple azerbaïdjanais pour ses propos, dont il reconnaît qu’ils ont pu susciter de l’indignation. Il a toutefois rejeté les accusations portées contre lui, assurant n’avoir jamais voulu appeler à la violence, s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Azerbaïdjan ou encourager la haine religieuse. Il a précisé que ses interventions visaient à exprimer ses préoccupations concernant le port du voile et la liberté de religion et de conscience.