Depuis tôt ce matin, les forces de l’ordre procèdent à des perquisitions aux domiciles de Samvel Karapetyan, chef du parti « Arménie forte », et de Narek Karapetyan, président du groupe parlementaire « Arménie forte » à l’Assemblée nationale, a indiqué à Azatutyun la porte-parole du parti, Aghavni Sukiasyan. Selon elle, des perquisitions sont également en cours à d’autres adresses liées à la famille Karapetyan. Azatutyun a contacté le Comité d’enquête afin d’obtenir davantage de précisions, mais l’organisme n’a pour l’instant fourni aucune information concrète. Le porte-parole du Comité d’enquête s’est contenté d’indiquer sur les réseaux sociaux que des perquisitions simultanées étaient menées à 65 adresses dans le cadre d’une procédure pénale instruite par la Direction générale chargée des enquêtes sur les crimes économiques et la contrebande. Aram Vardevanyan, député du groupe « Arménie forte » et vice-président de l’Assemblée nationale, a affirmé devant les journalistes que ces perquisitions constituaient « une opération commanditée politiquement ». Il n’a pas exclu qu’elles soient liées à la position ferme de l’opposition concernant la nouvelle Constitution. « De telles actions étaient prévisibles. Elles font probablement partie de cet ensemble de propositions particulières dont il était question. Ne cherchez pas de fondement juridique : il s’agit dune commande politique. Il n’y a rien de juridique dans cette affaire », a déclaré Vardevanyan aux journalistes. Samvel Karapetyan avait précédemment été inculpé pour appels publics à la prise du pouvoir, blanchiment d’argent, fraude fiscale et escroquerie. Cette affaire est désormais devant les tribunaux et l’homme d’affaires est actuellement assigné à résidence. Des poursuites pénales avaient également été engagées contre Narek Karapetyan, accusé d’avoir contraint des personnes à participer à des rassemblements et de blanchiment d’argent à une échelle particulièrement importante. À son encontre, la justice a ordonné des mesures préventives comprenant une caution d’un milliard de drams, ainsi qu’une interdiction de quitter le territoire arménien. Les deux hommes affirment être victimes de persécutions politiques. Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200