TRIBUNE. La sénatrice française Gaëlle Frontoni dénonce l’inaction de la France face au sort des Arméniens du Haut-Karabakh. Elle appelle à une mobilisation politique pour obtenir la libération des prisonniers et garantir la sécurité de l’Arménie. À Nice, le 22 octobre, les prisonniers arméniens du Haut-Karabakh ont retrouvé une place dans notre conscience publique. La cérémonie de soutien a rappelé leur existence, leurs visages, l’attente de leurs familles. Mais elle nous laisse surtout une obligation : faire en sorte que cet hommage ait un lendemain. Car ces hommes sont vivants. Ils attendent leur liberté, et le temps que nous laissons passer est une part de leur vie qui leur est retirée. Présent à Nice, Jean-Christophe Buisson incarne cette fidélité à une cause que l’actualité relègue trop facilement. Par ses reportages, ses interventions et ses déplacements en Arménie, il contribue depuis des années à maintenir ce drame devant les consciences. Son engagement rappelle combien il faut de constance pour empêcher qu’un peuple éprouvé ne disparaisse une seconde fois, cette fois de nos regards. Aux responsables publics de donner à cette vigilance un prolongement politique. C’est cette insuffisance que nous mettons en cause. Lorsqu’un président engage la parole de la France, il engage la confiance de ceux qui l’écoutent. Nos amis doivent pouvoir compter sur notre constance ; ceux qui les menacent doivent connaître les conséquences de leurs actes. Une puissance qui accepte de voir ses avertissements ignorés finit par affaiblir elle-même sa voix. La suite ICI