L’UFAR a noué un partenariat avec la Croix Bleue des Arméniens de France (CBAF), qui prend en charge la scolarité d’étudiants méritants sans ressources, notamment ceux qui viennent d’Artsakh ou qui sont contraints d’effectuer leur service militaire. Retour sur ce nouveau partenariat avec Mme Salwa Nacouzi, rectrice de l’UFAR.
Propos recueillis par Harout Mardirossian
France Arménie : Comment est né ce partenariat et quels sont les objectifs attendus de cette initiative ?
Salwa Nacouzi : Ce partenariat est né d’une volonté que nous partageons avec la Croix Bleue des Arméniens de France : permettre à de jeunes Arméniens qui ont les capacités et la motivation de poursuivre des études supérieures, de ne pas voir leur projet compromis par des difficultés financières. L’UFAR a toujours considéré l’égalité des chances comme une dimension essentielle de sa mission. La CBAF, qui mène depuis de nombreuses années des actions dans les domaines social, éducatif et humanitaire, partage cette même conviction. Son soutien aux étudiants de l’UFAR vient donc naturellement compléter notre dispositif d’aides sociales et de bourses. L’objectif est très concret : permettre à des étudiants méritants, notamment ceux dont le parcours a été bouleversé par les événements en Artsakh ou par les obligations liées au service militaire, de poursuivre leur formation dans de bonnes conditions et de construire leur avenir en Arménie.
Cette action est-elle prévue pour s’inscrire dans la durée ?
Oui, notre souhait est clairement d’inscrire cette initiative dans la durée. C’est un dispositif de soutien inscrit dans notre stratégie et nous sommes convaincus que la CBAF continuera à nous soutenir dans la mesure de ses moyens. Pour nous, il ne s’agit pas d’une action ponctuelle, mais d’un véritable partenariat au service de la jeunesse.
Quelles implications cette nouvelle dynamique peut-elle avoir pour l’UFAR ?
Elle ouvre des perspectives importantes. L’UFAR est certainement aujourd’hui l’incarnation de la réussite et de la pérennité (26 ans) de la coopération bilatérale franco-arménienne en matière culturelle et académique. Le nouvel accord intergouvernemental donnera un nouveau souffle et un nouvel élan pour poursuivre notre mission.
Nous souhaitons notamment renforcer les partenariats avec les universités françaises, les mobilités étudiantes et enseignantes, les projets de recherche et les collaborations avec les acteurs économiques. L’UFAR peut également jouer un rôle de passerelle dans les domaines émergents (Intelligence Artificielle et cybersécurité) où la France et l’Arménie souhaitent développer leur coopération.




