Donald Trump ne semble toujours pas avoir digéré le fait que le prix Nobel de la paix ne lui ait pas été décerné à la suite du paraphe, en août de l année dernière à Washington et sous son égide, de l accord de paix entre l Arménie et l Azerbaïdjan. Il ne cesse de s en plaindre publiquement, quémandant presque cette distinction. Le président américain a affirmé que son homologue russe, Vladimir Poutine, lui avait confié avoir tenté pendant près de dix ans de régler le conflit entre l Arménie et l Azerbaïdjan, sans y parvenir. « J y suis arrivé en deux jours », a affirmé Donald Trump lors d un discours prononcé à Syracuse (État de New York). Cette déclaration fait écho à la rencontre organisée à la Maison-Blanche le 8 août 2025, au cours de laquelle Nikol Pachinian et Ilham Aliev ont paraphé l accord de paix arméno-azerbaïdjanais en présence du président américain. Toutefois, à ce jour, le document n a toujours pas été définitivement signé. Bakou continue en effet de lier la signature du traité de paix à une modification de la Constitution arménienne, arguant que le texte actuel renferme des revendications territoriales. Erevan rejette fermement cette interprétation et martèle que la question constitutionnelle relève strictement des affaires intérieures de l Arménie. Par ailleurs, les autorités arméniennes ont récemment réaffirmé leur intention d adopter une nouvelle Constitution, Nikol Pachinian annonçant que le projet de texte serait rendu public dans les mois à venir. Ces derniers mois, Donald Trump a régulièrement présenté le processus arméno-azerbaïdjanais comme l un de ses grands succès en matière de politique étrangère. La Maison-Blanche inclut même l Arménie et l Azerbaïdjan dans la liste des conflits auxquels l administration américaine estime que Trump a « mis fin », en dépit de l absence de signature finale. Au cours de ce même discours, Donald Trump s est également indigné de ne pas avoir été jugé digne du prix Nobel de la paix 2026, qualifiant cette décision de « scandaleuse » et de « honteuse ». Le prix a finalement été attribué à la juriste sud-africaine et ancienne Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l homme, Navi Pillay.